3 rituels pour traverser l'hiver sans s'oublier
Et si le problème n'était pas l'hiver, mais la façon dont on s'y traite ?
Désobéissance aux conseils bien-être hivernaux acti
vée.
Chaque hiver, c'est la même rengaine. On nous explique comment bien vivre l'hiver.
Et chaque hiver, sans trop comprendre comment, on finit surtout par s'oublier.
Janvier est là avec ses grandes résolutions pleines de bonnes intentions.
On veut repartir du bon pied, se reprendre en main, "faire mieux".
Sauf que la nature, elle, ne parle pas de performance. Elle murmure ralentissement, intériorité, repos.
Et pourtant, on s'impose tout l'inverse.
Il faudrait faire des soupes détox après les fêtes.
Il faudrait reprendre le sport.
Il faudrait tenir bon.
Il faudrait rester productive.
Il faudrait profiter à fond, quand même.
Bref, il faudrait être en forme dans une saison qui invite à hiberner. Alors forcément, on termine souvent l'hiver fatiguée, un peu abîmée, parfois découragée.
Et ce n'est pas étonnant quand on regarde les exigences qu'on s'impose, pleines d'espoir mais complètement à contre-courant.
Je te le dis franchement : début janvier, moi, je suis fatiguée. J'ai juste envie de ralentir, de me pelotonner dans un plaid avec un chocolat chaud, et de respirer un peu plus doucement.
Et face aux injonctions hivernales, mon majeur a parfois une vie autonome et se dresse tout seul.
Si tu me connais un peu, tu sais que je ne vais pas te proposer un énième plan "bien-être".
Mais une rébellion douce.
Avec des rituels simples, imparfaits, humains.
Rituel n°1 : Le rituel du minimum vital sacré
Thème : arrêter d'en faire trop pour "aller bien".
L'hiver, on croit qu'il faut ajouter.
Plus de routines.
Plus de discipline.
Plus de volonté.
Alors qu'en réalité, il faudrait enlever.
Enlever jusqu'à ce qu'il ne reste que l'essentiel.
Voici un rituel presque provocant par sa simplicité.
Pose-toi cette question :
"Si je devais ne garder qu'une seule chose pour prendre soin de moi cet hiver, ce serait quoi ?"
Pas une to-do list.
Pas une routine Instagram-compatible.
Une seule chose. Non négociable. Et tu la fais.
Tous les jours, trois fois par semaine, quand tu peux, surtout quand tu veux, sans pression.
Ce rituel n'améliorera pas ta productivité, mais il améliorera ta fidélité à toi-même. Et en hiver, c'est déjà énorme.
Rituel n°2 : Le rituel de la parole honnête
Thème : ne pas se taire tout l'hiver.
L'hiver, on encaisse, on se replie, on se tait en attendant que ça passe.
Sauf que ce qu'on n'exprime pas ne disparaît pas. Ça s'accumule, ça alourdit.
Alors, écris ou dis à voix haute, sans filtre :
– "Cet hiver, j'en ai marre de…"
– "Cet hiver, j'ai peur de…"
– "Cet hiver, j'aimerais juste avoir le droit de…"
Sans chercher à corriger.
Sans positivité toxique.
Juste déposer.
Que tu aies fait le rituel de Pleine Lune ce week-end (pour laisser en 2025 les valises pleines de ce que tu ne veux plus) comme moi, ou non, peu importe.
Ce n'est pas un exercice spirituel, c'est un acte d'hygiène émotionnelle.
Et non, ça ne va pas "baisser ton taux vibratoire".
Mais oui, ça peut t'éviter de péter un câble en mars.
Rituel n°3 : Le rituel de la lumière intérieure non négociable
Thème : nourrir ce qui fait du bien, même quand tout est gris.
L'hiver, la lumière extérieure se fait rare.
Mais ta lumière intérieure n'est pas censée s'éteindre avec le soleil.
Pas besoin de grands rituels tous les soirs.
Juste un rendez-vous régulier avec quelque chose qui te fait du bien pour de vrai.
Ça peut être un moment.
Un geste.
Un plaisir tout simple.
Une pratique.
Même quelque chose de banal, presque insignifiant aux yeux des autres.
Identifie-le et décide qu'il devient non négociable jusqu'au printemps.
Traverser l'hiver n'est pas une épreuve à réussir.
Ces rituels peuvent devenir :
– des points d'ancrage,
– des antidotes à l'auto-violence douce mais constante,
– des façons de te dire "je suis encore là" quand tout ralentit.
L'hiver n'est pas violent.
Ce qui l'est, ce sont les injonctions qu'on s'inflige pendant qu'il fait son travail.
Honorer l'hiver, oui, s'oublier au passage, non.
Et si cet hiver, tu arrêtais de te traiter comme un chantier à améliorer pour le vivre comme une saison à traverser avec un peu plus de tendresse ?
J'ai imaginé quelques rituels pour ça.
Des pauses de 5 minutes.
Des permissions à s'offrir.
Des façons de se dire "je suis encore là" quand tout ralentit.
Pour celles qui en ont besoin, ils attendent sans bruit dans ma boutique.
Et toi ?
Lequel de ces trois rituels t'appelle le plus en ce moment ?
(Tu peux me répondre en commentaire, ou juste le garder pour toi. Les deux me vont.)
Aélavie
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